Jean-Pierre
Desclozeaux est né le 5 juin 1938 à Sernhac dans le
Gard,
au milieu des vignes et des cerisiers paternels.
Après des études secondaires en Avignon, il devient
l'élève de l'affichiste
Paul Colin à Paris, de 1957 à 1960.
C'est en 1965 qu'il publie ses premiers dessins dans la presse.
En 1967, il fonde en Avignon la S.P.H. (Société Protectrice
de l'Humour),
qu'il animera jusqu'en 1976.
En 1968, il devient collaborateur du Nouvel Observateur,
où il publie chaque semaine au moins un dessin.
Desclozeaux se consacre presque exclusivement à la presse et
à l'édition :
dessins satiriques, illustrations de textes et de livres, couvertures,
affiches d'expositions et de spectacles, cartes postales, jaquettes
de livre.

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clic sur l'oiseau et il s'envolera vers quelques superbes cartes postales
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"Mine de Rien"
Desclozeaux est-il un poète ? Est-il cruel ? Est-il l'explorateur
de l'insolite et de l'inattendu ? Il nous fait peur ou sourire et
parfois même rire, mais rire jaune ...
Il pourchasse un homme, un homme au grand nez qui nous ressemble lorsque
nous sommes en face de nous-même à tous les "étages"
de notre vie.
Sans
avoir l'intention d'insister (mine de rien) il nous apprend à
réfléchir sur la condition humaine. Il est capable d'indiquer
les pièges du quotidien. Il passe en revue les différents
aspects de la société actuelle. Sans indulgence mais
sans méchanceté.
C'est sans doute à cause de sa préférence pour
l'aquarelle que Desclozeaux (qui refuse le trait accentué de
la caricature) nous permet d'accepter les plus extravagantes de ses
images. L'aquarelliste comme le musicien adoucit les moeurs mais n'en
accuse pas moins les ambiguïtés et les travers, les violences
et les cynismes, les vanités et les snobismes, les ambitions
et les avarices. Bien que ses images soient dessinées sur un
seul plan, il réussit à suggérer autour de ses
personnages ou des objets une ambiance qui leur appartient
personnellement et exclusivement.
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Ce qui frappe surtout de prime abord quand on parcourt la "ménagerie"
de Desclozeaux, c'est la variété des situations et des
caractères. A chaque page une surprise, parfois même
un choc, une révolte ou un refus. Trop.
Après
avoir achevé d'admirer la virtuosité de Desclozeaux,
on voudrait connaître son secret, ses secrets plutôt puisqu'il
ne se répète jamais. Chaque image est une "aventure"
qu'il invente pour nous intriguer, nous faire réfléchir.
Ainsi quand il a choisi un sujet, il réussit à découvrir
le véritable problème qu'il importe de poser.
On ne discute pas avec Desclozeaux. Mine de rien, comme il l'affirme,
il nous prend
à la gorge. Il nous persuade qu'il a raison de nous représenter
tels que nous sommes sans nous l'avouer. Pourtant il ne faut rien
exagérer. Si l'on veut bien réfléchir en observant
attentivement ses images, on est bien obligé de sourire encore
une fois.
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Pour conclure ces quelques réflexions sur l'oeuvre et la personne
de Desclozeaux, il faudrait préciser qu'il a su créer
un style et qu'il a proposé une technique d'une incontestable
originalité. Ce n'est pas un mince éloge, mais un éloge
mérité car Desclozeaux ne triche jamais.
(Préface de Philippe Soupault)

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clic sur l'oiseau et il s'envolera vers divers dessins extraits du
livre : Mine de rien ..."