Anna Gavalda

 

 

   
On rencontre un livre, un auteur, de mille façons
Et puis après, c'est un peu comme dans la vie ...
Lorsqu'on croise des personnes,
Avec certaines le courant passe ...
On a envie de les revoir, un lien se tisse !

Comment je l'ai rencontrée ?
Et bien "coup de foudre" sur le titre de son livre :
"Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part"
Génial non ?
Qui ne s'est pas dit cela un jour ou du moins l'a pensé ?

J'ai donc commencé par lire ce livre ...
J'ai aimé et j'ai voulu continuer avec elle ....
Un autre, puis tous les autres !
Même la collection pour enfant
qui finalement est une leçon pour tous !

Et puis je l'ai vraiment rencontrée !
Au salon du livre, en mars 2005,
Sans avoir prémédité cette rencontre,
Un peu par hasard ...
Et là ce fut la consécration !

Elle est comme je l'ai rêvée à travers ses livres,
Humaine, généreuse, sympathique et sincère ...
Et disponible, à l'écoute ...
Un vrai moment de bonheur !

J'ai beaucoup lu sur elle
et voici quelques éléments qui retracent son parcours :

 

9 décembre 1970
 
Du signe du sagittaire, Anna Gavalda naît à Boulogne-Billancourt (92).

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1974 - 1980  
Anna Gavalda grandit à la campagne, à Nogent-le-Roi, en Eure-et-Loir. Enfance bucolique où ses parents se la jouent cool dans une abbaye désaffectée. Maman dessine des foulards, papa vend des systèmes informatiques auprès de banques. Une bohème tranquille, entourée de ses deux frères, Edmond et Virgile, et de sa soeur Marianne. Elle lit les bandes dessinées de Goscinny et écoute les albums de Bobby Lapointe.

 

1985  
Quand elle a 15 ans, ses parents se séparent.
Anna Gavalda poursuit sa scolarité dans l'école Saint-Esprit, une institution catholique pour jeunes filles tenue par des dominicaines à Saint-Cloud. Jupe bleu marine, prière à tous les repas, le choc est rude !

 

1987  
Anna Gavalda rédige sa première nouvelle dans une salle d'examen, alors qu'elle est en train d'échouer
au concours d'entrée à Sciences-Po.

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1990 - 1993  
Anna Gavalda fait une hypokhâgne au lycée Molière et obtient une maîtrise de lettres à la Sorbonne.

 

1992  

Anna Gavalda collectionne les petits boulots, fleuriste, ouvreuse de cinéma, vendeuse de vêtements, préceptrice pour enfants. Elle traduit aussi des romans Harlequin et écrit des articles pour le magazine de Carrefour.

Elle lit beaucoup et observe aussi énormément.

"J'ai toujours aimé écrire. Quand j'étais petite, je préparais des discours pour les réunions de famille. Je faisais des one woman shows. Mais ce serait prétentieux et impudique d'affirmer que je voulais devenir écrivain".

Elle souhaite faire du journalisme et envoie sa candidature à Madame Figaro.
Elle y témoigne pour un dossier sur les enfants de parents divorcés.

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1993 - 2002  
Anna Gavalda est professeur de Français le matin dans un collègue catholique de Melun
et assistante vétérinaire l'après-midi.

 

1996  
Anna Gavalda met au monde son premier enfant, Louis.
Elle est la lauréate de "la plus belle lettre d'amour" sur France Inter.
Résultat, Anna Gavalda écrit pour les autres des lettres en tous genres : de motivation, d'amour, de rupture ...

 

1997  
Anna Gavalda gagne le concours de nouvelles policières "Du sang dans l'encrier", organisé par la bibliothèque municipale de Melun. A cette occasion, elle achète un ordinateur chez un soldeur à Villejuif et ne s'arrête plus d'écrire.

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1999  

Anna Gavalda met au monde sa fille, Félicité.

Elle prend comme prétexte les concours de nouvelles pour donner ses textes à lire.
Concours qu'elle gagne régulièrement. Pourquoi ne pas les envoyer à des éditeurs ?

"Je n'espérais même pas être publiée. Je voulais juste que l'on m'aide, que l'on me fasse des remarques sur mon travail. J'ai arrosé le Tout-Paris éditorial de mes photocopies. Je n'ai pas reçu un seul mot personnel, que des lettres types. Puis j'ai envoyé mon manuscrit au Dilettante, dont j'aimais les couvertures. Deux jours après, Dominique Gaultier m'a appelée pour signer un contrat. C'est une belle histoire".

Et voilà que parait : "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part".

En douze nouvelles, Anna Gavalda traverse la société, croise des gens dont elle s'inspire et auxquels elle "pense pendant des heures voire des années".

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1999
Edition : Le Dilettante
03 septembre 2001
Sortie format poche :
Edition : J'ai lu
   
   
"Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part"
 
Résumé
"Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile."
Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.

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Anna Gavalda avec sa chienne, Pépita !

Un jack-russell qui ressemble curieusement
à la couverture de son premier livre ...

 

2000  
Ce livre :"Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" crée la surprise : bouche-à-oreille, presse unanime ...
Grand prix RTL-LIRE 2000 ... Un passage chez Ruquier, le coup de foudre des libraires ...
Il est traduit en 21 langues.

Mais Anna Gavalda profite peu de ce succès car, au même moment, elle vit un divorce douloureux.

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2001
Collection : Piment
Edition : France Loisirs
 
   








 
"L'échappée belle"
 
Anna Gavalda offre en exclusivité ce récit inédit aux seuls adhérents de France Loisirs !
Moi je l'ai trouvé sur le "livrepoche.com", le bouquiniste du livre format poche.
 

Résumé
Garance, Simon, Lola et Vincent sont frères et soeurs, unis par les souvenirs et par le coeur. Ils se retrouvent tous les quatre à l'occasion d'un mariage qui s'annonce particulièrement ennuyeux. Sur un coup de tête, ils décident de s'éclipser et de prendre le chemin des écoliers pour quelques heures. Le temps de voler de rares instants de bonheur à la vie ...
Un livre drôle et pudique, au style léger, direct, d'une séduisante simplicité.

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2002  

Dans Libération, Anna Gavalda tient une rubrique sur l'actualité de la semaine.

Puis Anna Gavalda revient sur le devant de la scène littéraire avec le roman "Je l'aimais", écrit dans une cellule religieuse.

C'est un texte simple, proche, sans artifice littéraire. Un texte travaillé, ciselé, mais qui coule de source.

Un sens aigu de l'observation, une description des émotions toujours juste, de l'humour et un peu de cruauté, un style léger et direct, voilà les ingrédients qui font le succès d'Anna Gavalda. Elle aime citer cette phrase de Marcel Proust : "pour écrire pour tous, il faut écrire pour soi". Et ça marche, les gens se reconnaissent dans ces histoires.

Elle reste fidèle à son éditeur (Editions Le Dilettante) bien que plusieurs maisons lui aient fait les yeux doux.

"Je dois énormément au patron du Dilettante [...] Et puis j'aime bien cette maison à taille humaine, aux couvertures kitsch, qui ose publier des auteurs oubliés, sans se soucier de la mode."

Pour le cahier Paris-Ile-de-France du Journal du Dimanche, Anna Gavalda tient une chronique hebdomadaire où elle fait dialoguer deux amies un peu futiles et snobs.

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2002
Edition : Le Dilettante
01 février 2004
Sortie format poche :
Edition : J'ai lu
   
 
"Je l'aimais"
 
sumé
"On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder ..."
A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ?
Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. A sa manière plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

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2002
Edition : Bayard jeunesse
 
   

 
"35 Kilos d'espoir"
 
sumé
Comment peut-on aimer l'école ? C'est la question que se pose Grégoire. Ou plutôt, il ne se la pose plus : il n'aime pas l'école, il la déteste. Après tout que lui offre-t-elle à part de l'ennui et une grosse boule d'angoisse au creux du ventre ? Grégoire est nul à l'école, tellement nul qu'à treize ans il est toujours en sixième ... Pourtant, Grégoire est loin d'être un idiot, il est même bourré de talents ! Ce qu'il aime par dessus tout, c'est le bricolage. Il a déjà inventé une machine à éplucher les bananes, ou encore des chaussures à talon déplaçable pour marcher en montagne ! ...
La seule personne qui le comprenne vraiment, c'est son grand-père, avec lequel il passe de longues heures à bricoler dans le cabanon du jardin. Pourtant, lorsque Grégoire est renvoyé du collègue, le vieil homme se fâche ...

Anna Gavalda signe ici son tout premier roman pour la jeunesse. Un roman intimiste et émouvant, où il est question d'apprendre à vivre, de trouver sa place, parmi les autres. Et se construire une place dans la vie, demande une forte dose de cette volonté qui nous transforme tous un jour ou l'autre en adulte. C'est auprès de son grand-père - son modèle - que Grégoire trouvera le courage de lutter pour devenir quelqu'un ; et grandir ... tout simplement.
Une histoire très touchante, servie par la plume d'Anna Gavalda qui n'a pas son pareil pour dire sans artifice les émotions et les sentiments les plus forts.

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2003 - 2004  
Anna Gavalda écrit durant l'été 2003 et en mars 2004, c'est la consécration pour :"Ensemble, c'est tout".

 

2004
Edition : Le Dilettante
03 octobre 2005
Sortie format poche :

Edition : J'ai lu
   
 
"Ensemble, c'est tout"
 
 
sumé
"Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents ? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes ... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences ..."
Camille dessine, dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin. Ces quatre-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés ... Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour - appelez ça comme vous voulez -, va se charge de les bousculer un peu. Leurs histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.
 
Adaptation pour le cinéma
"Ensemble, c'est tout" sera porté au cinéma par Claude Berri.
Le tournage devrait débuter début mars 2006 à Paris avec Audrey Tautou (qui remplace Charlotte Gainsbourg victime d'un accident aux sports d'hiver) et Guillaume Canet ...

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20 mars 2005
Salon du livre à Paris
Porte de Versailles
 
   

Merveilleuse rencontre ... doux moment ...
Magique puisque curieusement ... je dirais même miraculeusement ...
je me retrouve dans le Parisien le lendemain qui titrait :
"Une belle dédicace vaut bien une longue attente" !

Le hasard réserve de belles surprises ...
J'étais comme on dit "aux anges" ...
Sans avoir encore découvert sa dédicace ...
Et là ... Waouuuuuuuuuuu ...

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Quelle dédicace !
Sans connaître ma faiblesse
angélique ...
Ce n'est plus du hasard ...
C'était écrit !

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Septembre 2005
Collection : Je Bouquine
Edition : Bayard Jeunesse
 
"Ma vie, un poil plus belle"
 
Le fils d'Anna Gavalda, Louis, a une chienne qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Pépite et
qui s'appelle ... Pépita !
C'est lui qui a demandé à Anna d'écrire une histoire avec un chien
et c'est donc pour lui faire plaisir qu'elle a écrit : "Ma vie, un poil plus belle ..."
 
 
sumé
L'abribus, où Vincent se rend chaque matin, est habité par un type repoussant, un tas de chiffons qui pue.
Pour rien au monde, Vincent ne s'en approcherait. Un jour pourtant, l'homme lui fait signe ;
il cache dans son blouson un chiot minuscul
e, ramassé dans une poubelle.
Et là, leur vie à tous les trois bascule ...
 
 

Photo empruntée sur le net ...

J'imagine le chat qui questionne Anna Gavalda :
"C'est pour quand ton prochain livre ?"

 

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