Philippe Besson
   

Encore une rencontre du hasard qui fait du bien !

Au rayon livre du Bon Marché, une couverture de livre attire mon attention, un phare .. une belle maison ... sous un ciel tourmenté, je lis le portrait de l'auteur sur la couverture :

"On reconnaît un écrivain à la force de ses obsessions. Il en est ainsi de Philippe Besson qui, de livre en livre, creuse ses interrogations sur l'écriture, la création, la solitude, le lien familial et le lien amoureux."

Et là ... je sens l'appel d'en savoir plus sur lui !!!

Je fais donc une recherche avec Internet ... puis, quelle chance, je trouve tous ses livres à la Bibliothèque que je fréquente !

Et voici qu'il va m'accompagner ... enfin ... que je vais l'accompagner au fil de ses histoires ... pour mon plus grand plaisir !

 

 

29 janvier 1967
Du signe du verseau, Philippe Besson naît à Barbezieux (16).

 

1967 - 1984  
Philippe Besson passe son enfance en Charente, dans un petit village.

 

1984  
Philippe Besson entre en 1984 au Lycée Montaigne de Bordeaux où il suit une prépa HEC.

 

1985  
Philippe Besson entre en 1985 à l'Ecole Supérieure de Commerce de Rouen.

 

1989  
Philippe Besson s'installe à Paris en septembre 1989 où il débute une carrière de juriste et de professeur en droit social.

 

1999  
Philippe Besson est secrétaire général de l'IFOP. Il est venu à l'écriture des romans par la correspondance. Il écrit des lettres depuis très longtemps. Il a commencé à en écrire parce qu'il avait envie d'en recevoir.
Il entreprend en 1999 l'écriture de son premier roman, "En l'absence des hommes", qui reçoit en juin 2001 le Prix Emmanuel-Roblès, décerné par l'Académie Goncourt.

 

08 janvier 2001
Edition : Julliard
  2004
Sortie format poche :
Edition : Pocket
     
 
"En l'absence des hommes"
 
Résumé
En cette année 1916 où la guerre dévore chaque jour sa ration de chair humaine, les survivants n'ont d'autres ressources que d'offrir leur corps en sursis à la douceur du désir et à la violence des étreintes.
Vincent, le narrateur, est un très jeune homme particulièrement beau et intelligent. Il découvre la passion dans les bras d'Arthur, un jeune soldat qui tente d'échapper pour quelques jours à l'horreur des tranchées ; et dans le même moment, il noue une amitié amoureuse avec Marcel Proust que la séduction de cet adolescent trouble.
Une correspondance s'établit alors entre les trois protagonistes : des lettres d'amour déchirantes entre Vincent et Arthur, qui devine que la guerre va le broyer, et des lettres troublantes entre Vincent et Marcel Proust, qui tente d'éclairer le jeune homme sur les dangers terribles que sa sexualité va lui faire courir.
La dernière partie de ce roman impudique et violent est consacrée à la confession de la mère d'Arthur. Cette femme effacée a toujours travaillé chez les parents de Vincent et c'est à lui qu'elle décide de révéler le secret qui l'oppresse.

Adaptation pour le cinéma
"En l'absence des hommes" sera porté au cinéma par Etiene Faure en 2006;

 

 

27 août 2001
Edition : Julliard
2004
Sortie format poche :
Edition : Pocket
   

   
"Son frère"  
   
Résumé
Thomas meurt.
Thomas accepte de mourir. C'est ici, dans la maison de Saint-Clément, la maison de l'enfance, qu'il choisit d'attendre de mourir. Je suis auprès de lui. C'est encore l'été. J'ignorais qu'on pouvait mourir en été.
Je croyais que la mort survenait toujours en hiver, qu'il lui fallait le froid, la grisaille, une sorte de désolation; que c'est seulement ainsi qu'elle pouvait se sentir sur son terrain. Je découvre qu'elle peut tout aussi bien exercer sa besogne en plein soleil, en pleine lumière. Je songe que Thomas l'accueillera en pleine lumière."

* * * * *

Un jour, Thomas apprend qu'il est gravement malade et qu'il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein coeur ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve ? Lucas, son frère va l'accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.


Adaptation pour le cinéma
"Son frère" a été mis en scène par Patrice Chéreau, avec Bruno Todeschini et Eric Caravaca. Ce film a reçu en 2003 l'Ours d'argent du Festival du film de Berlin (la Berlinale).

 

26 août 2002
Edition : Julliard
2004
Sortie format poche :
Edition : Pocket
   
   
"L'arrière saison"  
 

Ce livre est couronné par le Grand Prix RTL-LIRE

Résumé
"Au commencement, il y a cette peinture d'Edward Hopper qu'on peut voir à Chicago. J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. Quand je l'ai installée dans mon appartement, elle m'a semblé curieusement familière. Du coup, je ne lui ai pas vraiment prêté attention. Elle a traîné, pendant plusieurs jours, dans on cadre posé contre un mur, à même le parquet (du reste, elle y est encore).

Un soir, sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Je me suis souvenu aussi de la passion de Hopper pour les paysages de la Nouvelle-Angleterre. Alors, ça s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. J'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de la femme à la robe rouge, et des trois hommes autour d'elle, et d'un café à Cape Cod".

* * * * *

A partir d'un tableau hyperréaliste d'Edward Hopper (Nighthawks, 1942), Philippe Besson imagine la vie des personnages figés dans un instant important de leur vie par le pinceau. Une femme élégante et un homme proche d'elle sont assis face au serveur. Le couple a rompu dramatiquement il y a 5 ans, le serveur est heureux de revoir ses amis, même s'il reste une grande tension entre eux. Leurs deux couples sont brisés, vont-ils se réconcilier ?.

Adaptation pour le théâtre

Une pièce de théâtre tirée de "L'arrière saison" a été créée sur France Culture et sera prochainement montée à Paris.

 

25 août 2003
Edition : Julliard
Janvier 2005
Sortie format poche :
Edition : Pocket
   
   
"Un garçon d'Italie"  
 
Résumé
"L'été finit à Florence, ville des princes et des énigmes. Mon histoire, elle, commence. Je m'appelle Luca et j'ai disparu. Deux êtres sont à ma recherche : Anna, ma compagne, tout en courage et en douleur, et Leo, jeune homme mystérieux qu'on voit souvent rôder aux abords des gares.
Que je vous dise : je suis mort.
Pourtant c'est bien moi qui parle."

* * * * *

Luca a été retrouvé noyé, à Florence, dans les eaux de l'Arno, Anna Morante, sa compagne, cherche à connaître les causes exactes de ce décès : accident, suicide, meurtre ? Pourquoi trouve-t-on des traces de somnifères dans le sang de Luca, lui qui n'en prenait jamais ? Au cours de son enquête, Anna découvre l'existence d'un nommé "Leo Bertina" ...
Une autre voix conduit le roman, celle du disparu. Si Luca est mort, ça ne l'empêche pas de commenter les conséquences de son décès, et de s'apercevoir qu'il n'est peut-être pas si souhaitable de survivre à sa propre mort ... Il se désole d'infliger aux survivants une si lourde douleur. Il se désole plus encore de voir Anna se démener pour apprendre un secret qui va l'anéantir.


Adaptation pour le cinéma
"Un garçon d'Italie" sera porté au cinéma par Philippe Calvario.

 

23 août 2004
Edition : Julliard
   
     
 
     
"Les jours fragiles"    
   
Résumé
En mai 1891, Arthur Rimbaud, surdoué scandaleux, revient en France après plus de dix ans d'exil en Afrique. Il ne lui reste que six mois à vivre
. Contre toute attente, il choisit de les passer aux côtés d'Isabelle, sa soeur cadette, âgée de trente ans. Celle-ci va veiller sur lui, balançant entre l'effroi intime et la folle espérance.

Philippe Besson invente le journal de la jeune femme, confrontée à l'incompréhensible et à l'irréparable.

Adaptation pour le cinéma
François Dupeyron ("La Chambre des officiers") a écrit et s'apprête à tourner une adaptation des "Jours Fragiles", avec Julie et Guillaume Depardieu dans les rôles d'Isabelle et Arthur Rimbaud.

 

22 août 2005
Edition : Julliard
 
   
 
   
"Un instant d'abandon"  
 
Résumé
L'histoire commence là, en Cornouailles, dans une ville de bord de mer, en automne. Un homme revient, et avec lui, c'est le passé qui resurgit.
Des années plus tôt, Thomas Sheppard est parti en mer en emmenant son fils alors qu'un avis de tempête avait été lancé. Lorsqu'il est rentré au port, le petit garçon n'était plus avec lui. Dès lors, il s'est retrouvé accusé de la mort de son enfant (dont le corps n'a jamais été retrouvé) et a été incarcéré pendant plusieurs années. Seule l'épreuve du retour sur le lieu de la disparition pourra lui offrir la renaissance.
Philippe Besson explore ici le chemin étonnant des sentiments humains pour faire surgir, par miracle, la tendresse au sein d'un paysage austère et rude, aussi aride que le coeur de ceux qui l'habitent.

 

 

Avril 2006
Edition : Grasset
 
   
 
   
"L'enfant d'octobre "  
   
En inaugurant une nouvelle collection, Grasset a fait un choix (un pari selon certains) raisonné mais difficile. Puisqu'à l'instar de Gide en son temps, l'éditeur fait choix d'un argument public à haut risque : charger une douzaine de plumes, successivement, de s'inspirer d'un fait divers réel et de le traduire en fiction romanesque. Ainsi naît, officiellement aujourd'hui, L'enfant d'octobre, le nouveau Besson.
 

Résumé
Librement inspiré de la fameuse affaire Grégory qui défraya la chronique judiciaire des années 80 et questionna la France, et au-delà l'Europe, sur les relations à la famille, à la Justice, à l'enquête ratée (avant les affaires d'Outreau ou Fourniret et Dutroux en Belgique) et aux déchirements familiaux.

Comme à son habitude la plume de Philippe Besson est trempée à l'encre de la précision des sentiments. Avec la froide minutie descriptive des faits (s'inspirant des relations judiciaires établies) et l'emphatique subjectivité de la voix de la Mère. Parce que Philippe Besson a fait choix romanesque - donc subjectif - à l'instar d'une vérité judiciaire dite il y a 20 ans (est-ce la vérité pour autant ?) de croire indubitablement à l'innocence de Christine Villemin.

Parce qu'il y aura les drames, les douleurs insondables de la perte de l'enfant, les culpabilités de l'âme avant la pâture de l'opinion publique, des corbeaux de papiers en plus de celui de l'affaire, des affres judiciaires et de ses semi-vérités et la mort, encore. Et cette vie de province dérangée dans son hypocrite discrétion. Hypocrite ? Parce qu'elle les détestait ces Villemin au train de vie et à l'ambition trop voyante (déplacée ?) dans ces contrées feutrées des Vosges, sur les bords de la Vologne ...

Puis c'est le cauchemar, le tunnel, la mort, l'horreur, la chute, les cris, la foule, les intimes convictions des uns, les accusations des autres, les coups de feu, le mépris, les doutes, les soupçons, l'acharnement, le gâchis, le harcèlement, les juges, les médias, les amis, les autres, l'enfant ... L'impossible deuil !

Entre doute et intime conviction. La Justice tranche :

"Le 5 juillet 1995, soit dix ans jour pour jour après l'inculpation de Christine pour infanticide, les parents de Grégory adressent, par l'entremise de leur nouvel avocat, une assignation au juge Lambert. Ils demandent là encore réparation. L'assignation est une charge violente contre le magistrat et instruit le procès de la justice.

Entre impuissance et intime conviction, le romancier prête, coeur à coeur, comme une ultime tribune à une mère meurtrie.

 

 

 

Le mieux est encore de retrouver Philippe BESSON sur son site officiel